
Tambouillons langue de l'homme, moulons-la à la louche, camarade ! Sédimentons l'énigme en parole, pour qu'elle ressemble à ce qu’avons dedans, à ce que sentons dehors, qu'au réel ça ressemble un tant soit peu cette foutue langue ! Au réel qu'est là moulé dans la vie, et même plus louché qu'moulé, à la louche ravinons la vieille planche de l’homme, sa planche à discourir l’assignation, bien la miter sa planche, la miter en vermoulures moulées, et jusqu’aux nœuds lacaniens, les fâmeux, parce que l'mot, selon Jah Klacan, n’est pas-seulement-signe-mais-nœud-d'significations. Et parce que la planche de l'homme, tous y mordons, la planche à dominer, tous y avons l'croc planté, dans la planche d'assignation, certains l'avons jusqu'en travers de la gorge la planche, voilà où gît la langue de l'homme, voilà l'endroit du véritable empêchement, allons faire les termites, la planche la mitons, la rabotons et lui pelons les lambeaux, lui remixons les sciures en agglomérats, et les noeuds de langue, les faisons tourner dans la bouche comme vieux quarante-cinq tour, et entre moi et ma caboche calons les bouts d'planche remixée, les tournons en tournu'jargoneux. C'est la bricole où cuisinons, c'est la kitchen où bricolons, c'est là qu'hurlons, comme y jurons, c'est là qu'yourtons, c'est la yourte gutturale où fromageons la langue de Gaulle.